Association pour les Arts et les Cultures d'Indochine

(A.A.C.I.)

 

Partenaire du collectif des associations de défense des intérêts des rapatriés d'Indochine dont le regroupement dans un ancien camp militaire perdure jusqu'à aujourd'hui, l'AACI est une association d'Education populaire qui a vu le jour le 13 novembre 1984.

Son siège est situé : 1 rue Brossard à Sainte-Livrade-sur-Lot (47110).

Son conseil d'administration est composé d'individus issus de la communauté indochinoise, enfants de ceux qu'on appelle les "Français d'Indochine" ayant à coeur de préserver la mémoire de leurs parents déplacés par les événements de l'Histoire (événements d'Indochine), une manière de restituer une dignité à ces citoyens français pas tout à fait comme les autres. L'association intègre également des individus liés de près à son action : responsables d'associations partenaires et amis.

Depuis sa création en 1984, l'association s'est vue proposer la reprise de l'action menée par la Maison des Jeunes et de la Culture de Sainte-Livrade au sein même de la Cité d'accueil des Français d'Indochine (CAFI) durant les années qui ont précédé un incendie qui a détruit ses locaux d'animation (1967 à 1984). La municipalité, propriétaire des locaux depuis 1981, n'ayant pas cru bon de reloger la MJC, cette dernière dut "s'exiler" en ville afin de reprendre son activité et éviter ainsi de mourir.

C'est dans ce contexte difficile que l'association pour les Arts et les Cultures d'Indochine entamera son action. Elle se proposa ainsi de mettre sur pied les activités sociales (assistance administrative palliant le problème lié à la pratique de la langue française) et culturelles propres à la communauté indochinoise telles que l'organisation de la Fête du Têt (le 1er de l'An vietnamien), la célébration du Vu Lan (Fête à la mémoire des défunts du 15e jour du 7e mois lunaire), organisation de spectacles vietnamiens (concerts de musique traditionnelle, chants, théâtre,...). En l'absence de locaux permanents, toutes ces actions seront organisées dans des locaux démontables ou encore dans ce qui restait de la salle des Fêtes "remise en état" pour la circonstance.

Son action est basée sur le maintien des traditions, la culture originale, afin que les anciens demeurent reliés à leur pays natal.

Aujourd'hui, elle milite grâce à des actions sociales et culturelles telles que  le colloque organisé à l'occasion de la célébration du 50e anniversaire des Accords de Genève (octobre 2004). Voir ce lien : ICI

Ce colloque a permis d'accueillir le ministre-conseiller de l'ambassade du Vietnam à Paris, lequel a promu le rapprochement entre les deux pays alors belligérants.

L'AACI est l'association qui entreprenait de fêter le Nouvel An vietnamien lui permettant de ne pas tomber en désuétude. C'est ce qui permettra à une autre association de prendre le relais dans des conditions plus favorables, étant une émanation du pouvoir alors en place.

Pour information, voici un papier que nous avons rédigé, lors d'une rencontre en janvier 2005, organisé à Paris à l'initiative de l'Association des Résidents et amis du CAFI et de la Coordination des Eurasiens de Paris (CEP) : ICI. Il situe bien les conditions de l'accueil des rapatriés d'Indochine.

Pour l'association, c'était une manière d'ébaucher une réflexion sur le cas des Indochinois, oubliés dans leur camp de Lot-et-Garonne. Il faut bien dire que ce qui paraît être une zone de non-droit (du fait de la manière et les conditions de l'accueil) est devenu le périmètre du souvenir, celui qui a vu grandir ces individus.